Qui sommes-nous ?

Nous sommes plusieurs personnes féministes qui avons fait le constat que les consultations en gynécologie sont trop souvent le lieu de mauvaises pratiques, de violences, de maltraitances et de discriminations de la part des soignantEs[1] envers les femmes et les minorités sexuelles et de genre.

Cette plateforme est le résultat d’un projet collaboratif mis en place par l’association Feminista! à Lausanne et largement inspiré du projet français Gyn&Co. Nous sommes un collectif féministe créé en 2009 dont le but est d’échanger et de proposer des idées autour du droit des femmes et de toutes sortes de thématiques s’y rapportant de près ou de loin.

Comme le MLF[2] Genève dans les années 70, et dans la même démarche que le collectif Gyn&co en France, nous souhaitons mettre en place une liste blanche de gynécos safe en Suisse romande[3].

Pour que touTEs nous puissions avoir accès à un suivi gynécologique bienveillant, et que les gynécologues prennent conscience du fait que nous avons des droits, que nous sommes déterminéEs à faire respecter.

Nous ne supportons plus les pratiques discriminantes, jugeantes et méprisantes dans ce qui doit être une relation de soin. Nous ne voulons plus être soumises aux injonctions du corps médical selon notre âge : refus de la pose d’un DIU aux nullipares[4], entraves à l’avortement pour les plus jeunes, injonction à la maternité pour les femmes entre 25 et 35 ans, désintérêt pour les femmes qui ne sont plus en âge de procréer… Nous disons : STOP !

Nous ne voulons plus être victimes de discriminations selon notre orientation et notre identité sexuelle, notre couleur de peau, notre physique. Faisons respecter nos droits, quelle que soit la diversité de nos situations : personnes LGBTQI+, raciséEs, invalides, ou ne répondant pas aux canons de la féminité, travaillEUses du sexe, usagèrEs de drogue ou polyamoureusEs, nous n’avons pas toutEs les mêmes besoins.

Nous sommes fièrEs de nos corps et de nos identités, et nous refusons désormais les pratiques qui les maltraitent. Nous demandons notamment l’arrêt de pratiques telles que l’épisiotomie[5] et le point du mari[6], qui ont des conséquences désastreuses sur nos corps,  nos sexualités et notre autonomie.

Nous savons en revanche que d’autres pratiques, inspirées d’une perspective féministe sur la santé des femmes, sont possibles, et respectent notre autonomie en tant que patientEs. Ce sont les soignantEs qui adoptent ces pratiques que nous voulons regrouper sur cette plateforme collaborative, pour ne plus avoir à endurer des propos et des gestes qui nous violentent et nous silencient.

Aujourd’hui nous sommes un petit collectif : chacunE donne un peu de son temps, de ses connaissances, de sa motivation, pour faire vivre ce projet alimenté par les contributions des usagèrEs. D’ailleurs, si vous avez le temps et l’envie de participer d’une manière ou d’une autre (par vos idées, propositions, contributions) en donnant un coup de main ponctuel ou sur le long terme, n’hésitez pas à nous contacter à adopteunegyneco@riseup.net. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues! Le projet a besoin de nous touTEs pour évoluer!

 

[1] Nous utilisons le E majuscule pour ne pas faire du masculin l’universel.

[2] Mouvement de Libération des Femmes

[3] Nous sommes au début du projet et n’avons pas de compétences en allemand ni en italien, mais si certainEs sont motivéEs pour étendre le projet à toutes la Suisse, contactez-nous !

[4] Personnes n’ayant jamais accouché

[5] « Cette pratique consiste à inciser la vulve au moment de l’accouchement pour « prévenir », théoriquement, la survenue d’une déchirure », voir le site de Martin Winckler.

[6] Pratique qui consiste à resserrer artificiellement et à l’insu de la patiente l’entrée du vagin lors de la suture post-épisiotomie.

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